vendredi 28 mars 2008

A quoi ça sert?



Question qui m'a été posée aujourd'hui, et à laquelle j'ai eu du mal à répondre:
"Mais sinon, à quoi ça te sert d'avoir un blog où tu racontes ta vie?"

Bah, euh, c'est à dire que... J'en sais rien.
Finalement, j'en ai pas besoin vraiment, j'ai des amis à qui parler, et d'ailleurs ce sont parfois les mêmes qui lisent le blog; je tiens aussi un journal pour moi, qui me permet de m'exprimer comme je le souhaite, d'écrire mes petites théories de la vie.

Bref, à quoi ça sert ce que je fais?
Est-ce que c'est pour me dédouaner de ne pas donner des nouvelles directement en appelant (j'aime pas le téléphone), ou en écrivant des mails?
Bien sûr, je raconte comme ça des petites bribes de vie, pas ma vie entière.

Peut être que je raconte des choses qui me posent questions, et dont j'ai envie d'avoir l'avis des autres. Ou pour partager une expérience.
Question ouverte...
A vos claviers alors...


Et l'oiseau quittera son nid...


La question qui se pose toujours, c'est évidemment: est-ce que je suis prête?
Il y a des moments où l'on est bien obligé de prendre son indépendance, parce qu'on va vivre loin par exemple.
En Espagne, ou aux Etats-Unis...
Vivre loin de ma famille par contrainte (voulue), je sais faire.
Mais vivre tout près de sa famille, mais PAS CHEZ sa famille, ça c'est autre chose.
Essayer de se construire sa petite vie avec sa famille tout à côté, je trouve ça difficile.
Mais à bientôt 25 ans, bientôt dotée (j'espère) d'un boulot, il est temps.
Dans ma tête, je sais, je ne suis pas prête, je n'ai pas encore coupé le cordon...Mais le coupe-t-on vraiment?
Le but même d'une vie n'est-il pas de le faire, de vivre pour soi et pas pour les autres, de connaître ses envies, ses attentes, en dehors de tout contexte familial, social?
Nous sommes conditionnés dès notre enfance à répondre aux attentes de nos parents, de notre famille, et le plus dur c'est de se dire un jour "et moi dans tout ça? Qu'est-ce que je veux? Est-ce que c'est vraiment moi?Qu'est-ce qui me fais vraiment plaisir? Si je réussis, c'est pour moi, pour eux? Si je rate, qui sera le plus triste?".

Alors comme le cordon est encore bien long, je pars m'installer pas très loin de chez moi (enfin, à partir de mai, je devrai dire de chez ma mère).
Mais tout de même, ça sera chez mon nouveau moi.
En collocation, avec FX (chut FX, je t'ai entendu me traiter de Grognasse...ça commence...).

Une occasion de plus de faire la fête mes amis!!!

Et l'oiseau prît son envol....

lundi 24 mars 2008

Princesse aime Princesse


Ça pourrait être moi, sauf que pour l'instant, aucune princesse n'a mes faveurs (qui a dit que j'étais toujours émerveillée par une princesse, n'importe quand? Bon, ok, cette personne me connait bien alors!).

Non non, c'est juste le titre de la BD que je me suis achetée samedi dernier et que j'ai lue déjà deux fois.
Princesse aime Princesse, de Lisa Mandel
Description de l'auteur: "Dans la plus haute tour du royaume, la jeune princesse Végétaline est retenue prisonnière. Heureusement, un prince, heu, une princesse nommée Codette fera tout pour la délivrer. Mêlant le réel et le merveilleux, l'environnement moderne et certains éléments des classiques, cette histoire raconte avant tout l'éveil au sentiment amoureux chez deux jeunes filles, et les obstacles qu'elles devront franchir pour pouvoir se retrouver."



Images: © GALLIMARD - Mandel L. / Mandel L.

J'en profite pour faire un peu de pub, car j'ai beaucoup aimé cette BD, c'est reposant, drôle, émouvant, et on se sent mieux, insouciant, on n'a encore envie d'aimer.
Non pas que cette bédé sente l'amour lesbien adolescent complexé que toutes les filles qui aiment les filles ont connu dans un passé plus ou moins lointain (moi ça fait déjà 10 ans....), mais plutôt l'amour tout court, sans complexe justement, mêlant sciences-fiction et personnages attachants, dessins simples et sans prétention mais ma foi agréables à visualiser. Et je ne sais pas, ça décomplexe d'aimer.

Dans d'autres livres, le thème "Une fille qui aime une fille" serait traité comme un sujet difficile, avec beaucoup de pudeur, rendrait compte de rendez-vous en cachette, la peur des parents qui débarquent et qui découvrent tout, la peur des potes qui voient que la protagoniste regarde différemment cette fille là, qu'ils se demandent quoi.
Mais ici, rien de cela.
Personne ne s'inquiète que notre Codette aime la princesse de la frite, Végétaline, et c'est tant mieux. Personne ne dit "tu veux en parler? C'est pas grave, tu vas t'en sortir quand même. Il y a des gens comme toi", et personne ne dit non plus " 'tain, c'est dégueu, casse-toi, me touche pas sale lesbienne!". C'est juste de l'amour. Point. Une fille qui tombe amoureuse d'une autre fille. Ça aurait pu très bien être un garçon, ça n'aurait rien changé à l'histoire, puisque c'est vu comme une histoire classique. Ça fait du bien, ça fait juste du bien.

Au début, on veut lire des histoires, on veut voir des films qui racontent notre malaise, notre désespoir de pas rentrer totalement dans le moule. On veut entendre que nous ne sommes pas les seuls à avoir souffert de cette façon à la découverte de l'amour à une autre sauce. Et puis au fur et à mesure, on veut lire des trucs normaux, on veut que l'histoire qu'on a vécu, qu'on vit, et celles qu'on vivra soient présentées ni dans un cadre, ni hors du cadre, juste comme une histoire d'amour simple, régie par les lois de l'attraction physique universelle (merci Newton).Amours complexés et cie(cette image n'a rien à voir avec Lisa Mandel, c'est juste pour illustrer mes dires!)

Je le prête volontiers (durée légale du prêt: une semaine, sinon, je reverrai jamais mon livre...)


Bonnes Pâques



Pour moi, Pâques n'a jamais rien voulu dire d'autre que jour férié, et chocolats. Chocolats que mon papa nous cachait dans le jardin, et qu'on allait chercher en pyjama, même si généralement il ne faisait pas 25°C dehors.
Cependant, de mes 25 pâques que j'ai passées sur cette Terre, Pâques n'avait jamais rimé avec neige.
Et bien maintenant, c'est chose faite.
Oui mesdames, oui messieurs, aujourd'hui, lundi 24 Mars, de Pâques donc, il neige sur Lille.

Ça ne fait rien, je ne vais plus chercher mes œufs dans le jardin...ni ailleurs.

En attendant la fonte des neiges, je vous propose un pari: trouver LA semaine de cette année où il fera du soleil et 25°C à Lille. Attention, maintenant on mélange les saisons!! Ca devient plus dur là , d'un coup.... J'hésite entre une semaine d'avril, ou octobre...Mais après tout, pourquoi pas Décembre, tant qu'on y est...

dimanche 16 mars 2008

Victoire!!!

Une fois n'est pas coutume!!!
Comme les candidats pour lesquels je vote ne sont généralement pas élus (presque jamais d'ailleurs), je tenais donc à souligner ce soir la grande victoire de ma candidate pour ces élections municipales de 2008, à savoir MARTINE AUBRY, avec 66,56% des voix des quelques Lillois qui ont voté (44,42% des inscrits....)!!!!

Je suis fière de vous annoncer cette large victoire, car je crois en Mme Aubry et en son projet de ville pour Lille. J'espère qu'elle continuera à transformer Lille comme Mauroy et elle l'ont déjà entrepris auparavant.

Elle est très présente sur le terrain. J'ai souvent été à des réunions publiques qui nous informent des projets qu'elle entreprend dans les quartiers. D'accord, pour les projets de rénovation urbaine, c'est une des conditions pour recevoir des subventions de l'état. Toujours est-il que je la vois souvent à des évènements parmi ces électeurs, parmi la population de la ville qu'elle gouverne, et qu'elle est toujours à l'écoute, très souriante.

Je l'ai d'ailleurs vue pas plus tard qu'il y a un mois et demi pour le lancement de la saison des bals à Fives, dans mon quartier. Elle était tout bonnement assise à une table, regarder les gens danser et s'amuser. J'étais d'ailleurs en train de danser à côté, et je ne l'ai remarquée que bien plus tard!!!

Bref, je retourne à mes beaux devoirs pour l'école, que je quitterai avec un grand sourire dans 40 jours!! Joie dans nos cœurs!!

Vive la Liberté, l'Egalité, la Fraternité, et Vive Martine!!