Le froid, pureté


On sort péniblement de son lit. Le soleil n'est pas encore levé. Quelle barbe!!!
Il fait un froid glacial dehors, les bouts de doigts commencent à geler. Vite, des gants!!
On est bien au chaud dans la classe, à contempler derrière les vitres le lever du soleil. Et toute la morosité du matin se lève avec le Dieu Soleil. La brume s'en va, et c'est un ciel d'un bleu perçant, un froid abominable qui triomphent sur les ténèbres.
Le bien a gagné contre le mal!!!!
Ce froid si pur qu'on dirait qu'il nous lave de tous nos maux; ce soleil qui perce jusqu'à notre être, à nos secrets enfouis, et qui les érigent au plus haut dans notre âme.
Le bien a gagné contre le mal!!!!
On est innocent, on avance confiant. On s'imagine être dans un endroit désert, au milieu de la montagne, avec un silence pesant, mais finalement appaisant. On est tout petit face à l'immensité de la nature. On est humble.
Le bien a gagné contre le mal!!!!
Stop, je dis stop!!

Je me rends de plus en plus compte pourquoi je préfère sortir dans des boîtes homo que dans les boîtes classiques, en tout cas ici, à Lille.
Jeudi soir, lors de la fameuse soirée des matelots, les hommes étaient en chasse. Jusque là, rien de plus normal.
Ce qui l'est moins (quoique, ça doit peut-être être ça, un homme), c'est qu'ils agissent de façon complètement stupide, primaire, bref, des bêtes, à l'état sauvage, indomptés, ou plutôt domptés seulement par leurs instincts de primates neanderthaliens.
Pour résumer, une fois descendue du podium, j'ai eu le droit à:
-un mec bizarre (encore un pléonasme...) qui ne voulait pas me laisser passer, en mettant sa main autour de ma taille, bref le stick UHU personnifié;
-deux autres qui se sont mis à danser autour de moi, à m'encercler, à se rapprocher; je les ai envoyés paître d'un coup violent, qui a provoqué la rage d'un autre gars, qui, par le fait de ma défense tactique contre l'envahisseur, s'était vu renverser sa bière...pas content, pas content...;
-enfin, la classique main aux fesses; celle-la n'était pas un simple effleurement, mais bien une prise en main de mes parties arrière, ce qui a valu à l'auteur de cet assaut un gros "sale petit con" et d'une bousculade vers l'arrière, ce à quoi il a répondu par un air ahurri, genre "quoi, mais c'est pas moi, mais enfin, tu me prends pour qui", et qui, plus tard, a bien rit avec ses amis pubères.
J'en ai tout simplement assez d'être prise pour un bout de biftec; jamais je n'oserais faire ça à une fille, car c'est lui manquer tout simplement de respect.
Et si j'ai envie de faire quelque chose de ma nuit, c'est moi seul qui décide, et certainement pas un con qui n'a rien compris à la vie (oui car si vous croyez, chers messieurs, que c'est comme cela que l'on drague une demoiselle, et bien il faut prendre des leçons, ou vous faire moine....)
Et si seulement je n'avais que ça à leur reprocher...Les pauvres, ils accumulent....
Automne

Oui, je suis de retour sur la Blgosphère!!
Et ce par un beau jour d'Automne.
L'Automne est la saison que j'aime le moins.
Tout meurt, tout est terne, la nature se met en hibernation. Mêmes les gens sont ternes, ils restent dans leur tanière.
Mais au lieu de s'atterrer de cette terrible nouvelle, j'ai préféré me tourner vers les belles choses que nous offre ce moment de l'année.
Depuis toute petite, peut-être influencée par les dessins animés de Disney, j'imagine que j'évolue dans une comédie musicale. La musique peut me transporter de bonheur comme peut faire remonter à la surface des souvenirs douloureux.
Je marchais dans la forêt, sur la plage, dans les champs de blés, de coquelicots..., et je chantais ce que je ressentais, toujours sur un air nouveau. Maintenant, ça paraitrait surement un peu bizarre à mon âge de se balader en chantant "Ce matin je prends le métro pour aller en cours, je vais encore calculer la déformation des structures en acier". J'imagine la tête des gens dans Transpole!!!
Alors je préfère accompagner les moments de ma vie de chanson, en les imaginant ou en les écoutant sur mon téléphone portable.
En Automne, quand je vois les feuilles tomber, virevolter, les couleurs flamboyantes rouges, oranges, jaunes, verts, marron, quand je cours dans le tas qu'elles laissent en mourrant, quand je joue avec les marrons laissés pour compte sur l'asphalte, je m'imagine que je marche au son d'une valse de Chopin, du piano de Tiersen. Je suis tout d'un coup entourrée de prés, de chevaux avec leur crinière dorée, de cascade d'eau glacée, de falaises du Finistère.
Tout danse la valse.
Les gens me semblent danser des valses interminables alors qu'ils ne font que de se parler, de rire entre eux, de s'entrelacer.
La feuille et le vent s'amourrachent pour donner un spectacle fabuleux aux spectateurs avertis, qui prennent la peine de s'arrêter pour contempler le monde.
Les oiseaux se cherchent, ils n'en peuvent plus de s'égosiller sur ces arbres encore verts.
Un cycliste emmitouflé, dont l'écharpe vole derrière lui.
La pluie accompagne souvent ma belle musique de ses rythmes, parfois lents, parfois frénétiques.
Tout devient beau, même le plus affreux des troncs d'arbre.
Alors on se prend à sourir. Et souvent les gens répondent, timidement.
Partout, on cherche mélancoliquement une réponse dans la nature qui s'éteint, nos yeux transportent notre âme vers de lointains paysages.
Poème écrit il y a 10 ans, très puéril, mais c'était mon premier!
L'automne
L'automne est là, les feuilles tombentJ'en ramasse, les observe, c'est l'hécatombeL'automne c'est le temps de la nostalgieDe l'air qui devient frais sans être froidEt c'est le temps de te dire avec effroidQue je t'aimerai toute ma vie